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Mars 17. Eglise Matthias, 20:00
IRÉN LOVÁSZ : VOIX INTERIEURE
Avec Attila Lőrinszky/ contrebasse La Voix intérieure est la suite de la Voix céleste présentée l’année dernière. Pour arriver au plus profond de nous-mêmes, nous avons besoin d’un silence total, de la méditation et de la contemplation. Les prières et les chants hongrois les plus ancestraux ainsi que les mélodies grégoriennes interpellent les forces enfouies au fond de nous-mêmes.
« Nous sommes bénéficiaires de cette magie sonore dans ces moments exceptionnels du silence et de la respiration qui … a été créée par une voix, son ouverture, ses rencontres, sa diffusion : la voix humaine et celle de l’autre qui joue de la contrebasse. L’obéissance de cet instrument et les tirer-pousser de l’archet, tantôt à peine perceptibles, tantôt plus marqués représentent le mouvement dans cette production retenue. » Emese Egyed, Cluj Napoca « Dieu n’est jamais pressé et jamais en retard. Il est toujours là. A l’heure. C’est de la foi ou une sorte de certitude qui fait tic-tac imperceptiblement dans la vie de chacun et dont l’empreinte cliquetante se dessine en nous, dans le chaos de nos volontés, désirs et actions ? Et il y fait tic-tac… Leur tâche est immense : explorer et découvrir ce qui est au-delà de soi, ou encore plus, interroger et obtenir ses aveux avant de nous raconter ce qu’ils ont vu. Faire parler la Terre, les Eaux, le Feu et l’Air. Montrer qu’il existe encore une place intacte au monde. Et qu’elle vit en nous. Elle sommeille dans nos cordes vocales et celles de notre contrebasse. Il suffit d’oser l’entendre. » Sándor Semsei, Budapest |
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Mars 20. Eglise Matthias, 20:00
ENSEMBLE VOCAL TOMKINS DE BUDAPEST
Morley : Motets Stravinski : Œuvres sacrées Kodály : Missa brevis Directeur artistique : János Dobra Avec Miklós Teleki / orgue L’un des plus beaux chœurs de Kodály, hélas peu connu, interprété par le meilleur chœur de chambre hongrois.
23 mars |
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Mars 23. Eglise Matthias, 20:00
LISZT FERENC CHORUS (NL)
Liszt : Ave Maria Mosonyi : Ave Maria « Der englische Gruss » Liszt : Ave Verum Mosonyi : Ave Verum ; Lauda Sion ; Libera Liszt : Hymne de l’Enfant à son Réveil ; Quasi cedrus (Mariengarten) ; Liszt : Extrait de l’oratorio Christus – Stabat Mater dolorosa Direction : Greetje de Haan Avec : Ruzanna Nahapetjan, Christa Pfeiler, Edwin van Gelder, Lars Terray / chant, Jan Raas / orgue Dirigés par Péter Scholcz, les explorateurs néerlandais de la culture musicale hongroise nous feront admirer notre précieux patrimoine.
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Mars 24. Eglise Matthias, 20:00
CHŒUR ET ORCHESTRE BÉLA BARTÓK DE L’UNIVERSITE ELTE
Miklós Kocsár : Sequenze Rutter John : Gloria Bernstein : Chichester Psalms Direction : Gábor Baross Avec le Quintette à vent Ewald élargi, Márton Godár / orgue Ils font de la musique par amour depuis plus d’un demi-siècle.
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Mars 27. Eglise Matthias, 20:00
CHŒUR D’HOMMES BÉLA BARTÓK
Liszt : Messe pour chœur d’hommes – Kyrie Kodály : Jésus s’annonce Fils d’une patrie prisonnière Huszt Chant national Messe basse Chant au Roi saint Étienne Paon Chant du soir Merveille de Dieu Cinq tantum ergo Direction : Tamás Lakner
Avec Csaba Király / orgue |
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Mars 28. Eglise Matthias, 20:00
CHŒUR DE LA RADIO HONGROISE
Missa Quinque Auctorum – Messe par cinq compositeurs - création mondiale Miklós Csemiczky : Kyrie Levente Gyöngyösi : Gloria György Selmeczi : Credo János Vajda : Sanctus György Orbán : Agnus dei Arvo Pärt : Femme avec boîte en albâtre Triodion Nunc dimittis Dopo la vittoria Direction : György Selmeczi, Kálmán Strausz Professions de foi. Le programme parle pour lui-même.
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Mars 31. Eglise Matthias, 20:00
PHILHARMONIQUES DE ZUGLÓ – ORCHESTRE SYMPHONIQUE ET CHŒUR D’ORATORIO ROI SAINT ÉTIENNE
Mendelssohn : Psaume 22, op. 78 n°3 Liszt : Messe du couronnement Direction : Kálmán Záborszky Avec : Veronika Geszthy, Viktória Mester, Zoltán Nyári, Gábor Bretz / chant Messe du couronnement dans l’église de couronnement d’antan. Sissi et François Joseph l’ont entendu au même endroit.
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Avril 1., 20:00
HARMONIA TERRENA
(« SI TU VEUX VIVRE AVEC MOI … ») - CREATION MONDIALE Mystère sur sainte Élisabeth, sainte Marguerite et Yolande de la Maison Árpád Textes écrits et choisis par Éva Bánki Musique choisie par Tamás Bubnó Avec : Bea Palya / chant, Chœur d’hommes byzantin Saint-Ephrem, Chœur de l’École de chant de Budapest, János Mezei / orgue (Dans le cadre du Festival Europoetica sacra.) Ces trois princesses du 13e siècle de la Maison Árpád se sont distinguées par leur caractère et leur parcours. L’enfance d’Elisabeth fut marquée par l’assassinat de sa mère, Gertrude de Méran, haïe par la noblesse hongroise, qui s’est déroulé sous les yeux de la petite fille. Elisabeth fit beaucoup de biens durant sa vie en Thuringe, parfois en défiant l’esprit de son époque. Yolande, sa demi-sœur n’est pas devenue sainte, mais comme reine d’Aragonie, elle vit toujours dans la mémoire du peuple et le folklore religieux. Leur nièce, saint Marguerite ne voulut pas de sa vie de princesse et se retira dans un couvent malgré la volonté ferme de son père, Béla IV, dit aussi deuxième fondateur du pays.
Selon Éva Bánki, ces filles ont agi au lieu de parler – contrairement aux saintes italiennes, françaises et germaines de l’époque – et ce, dans une époque où l’action publique était le privilège des hommes. La phrase de Christ prononcée dans un rêve de sainte Elisabeth résume leur philosophie : « Si tu veux vivre avec moi, moi aussi je voudrai vivre avec toi. » Le titre principal fait référence à Harmonia caelestis si symbolique dans la musique et la littérature hongroises, mais aussi au désir accompli des princesses qui ont osé défier l’esprit de leur époque pour vivre en harmonie terrestre. Dans le mystère, les trois femmes sont évoquées uniquement par des voix. Les personnages sont interprétés par des musiciens qui répondent aux voix par des musiques tantôt célestes tantôt terrestres. Parfois c’est la musique ancienne ou plus moderne qui provoque la réponse des voix. Les 16 chanteurs masculins et la « diva rustique » (Bea Palya) font avancer le jeu avec des réactions musicales parfois conjointes, parfois opposées. Les voix d’enfants interviennent comme des juges « très terrestres-très célestes » : avec l’indifférence et l’inexorabilité des anges. Entre-temps, des images surgissent et s’estompent – il s’agit de références artistiques nées dans les 800 dernières années portant sur l’esprit de l’époque et des princesses. Le cadre musical grégorien est régulièrement interrompu par d’autres thèmes musicaux pour casser notre jugement général sur le 13e siècle. Les princesses deviendront des femmes – comme elles le voulaient… |
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